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Mercredi 17 septembre 2019 :

Sur le front de l'Oise durant la Grande Guerre

 

   Pour cette première sortie après les vacances nous n'étions que 37 ce qui est moins que d'habitude, peut-être à cause du mercredi au lieu du jeudi habituel, cela ne nous a pas empêché d'en profiter pleinement le soleil étant, en plus, au rendez-vous.

 

   Nous avons 2 chauffeurs (Martin et Willy : des habitués) et arrivés tôt à Noyon chacun a pu prendre tranquillement un petit complément à son déjeuner matinal et faire le tour du marché en attendant les guides. A 10h00, partagés en 2 groupes, visite de la ville sur le thème de la Grande Guerre, l'un se cantonnant au programme, l'autre parlant aussi de l'histoire de cette ville qui a vu de grands événements de notre histoire tels que : l’inhumation de Chilpéric (petit-fils de Clovis) en 721, le sacre de Charlemagne comme Roi des Francs en 768 (il sera plus tard sacré roi d'Italie puis empereur à Rome en 800), le sacre d'Hugues Capet comme Roi des Francs en 987 (il donnera la lignée des Capétiens). La ville a longtemps été dirigée par son évêque qui, chose rare, avant à la fois le pouvoir religieux (aidé de ses chanoines) et le pouvoir temporel étant Duc et Pair de France, marque de son importance, à la cérémonie du sacre des rois de France, l'évêque-comte de Noyon portait le baudrier royal. Deux de ses évêques sont devenus saints et ont leurs reliques dans la cathédrale : Médard (spécialiste du parapluie) et Éloi (orfèvre et compagnon de Dagobert).

 

   Durant la première1ère Guerre Mondiale, la ville est sous domination allemande et vit à l'heure allemande. Étant un saillant dans le front elle est occupée par 30 000 hommes et est un coin « calme » les allemandes étant en nombre et les français préférant les contourner tout en les menaçant. Elle vit relativement calmement sur le plan combats mais est très durement traitée par les autorités ennemies (appel hebdomadaire, nombreuses contraintes, pillage des cloches et statues, maire déporté, …). Quand les allemands rectifient leur front, les français ne s’apercevant pas tout de suite du départ bombardent la ville et la détruise à 85%, de nombreuses traces restent sur les murs, ils reviendront brièvement lors de la 2ème bataille de la Marne.

 

   Après cette première visite mémorielle, direction Longueuil-Annel en car pour embarquer sur l'Escapade et faire une croisière-repas . A bord, accueil par le commandant et la commentatrice, repas chaud servi à table et nombreux commentaires sur les lieux traversés (ville de Creil, écluses, chantiers navals, ...). Circuit très agréable.

 

   De retour sur terre direction Machemont et les carrières de pierre de Montigny. De nouveau un site historique alliant les anciens métiers liés à ces carrières et la guerre puisque celle-ci se déroulait à quelques kilomètres de là. Sur place répartition en 2 groupes puis, après s'être casqués, visite du site qui est resté lieu d'habitation jusque dans les années 70. Le site est très verdoyant et le circuit quelque peu escarpé par endroits. Durant la Grande Guerre il a servi de lieu de repos pour plusieurs régiments qui y ont laissé leur traces. Certains avaient de beaux talents de sculpteurs et de nombreuses « œuvres » restent visibles. Là aussi la prestation des 2 guides fut assez inégale, mais ce sont des bénévoles qui font vivre leur histoire locale et n'ont pas forcément les talents des professionnels, ils ont beaucoup de mérite à entretenir et s'occuper d'un site aussi vaste.

 

   Le retour à Chennevières se fit sans encombre vers 20h00.

 

Gilles Briaux.

 

Coût :  77 €

 

Photos :

 

Gilles Briaux