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Jeudi 14 mars 2019 : Métiers nobles d'autrefois.

 

   Par un temps gris et frais nous avons pris la route vers Orléans, un peu de circulation sur le parcours qui n'a pas été trop long, Martin nous ayant fait profiter de ses raccourcis connus de lui seul … et de beaucoup d'autres automobilistes !!!

   A notre arrivée à Saint-Jean de Braye nous avons été accueillis par M. Dominique Bollée représentant la 8ème génération de saintiers (fabriquant de cloches) et propriétaire de l'entreprise. Dans son musée nous avons appris comment cette famille originaire de Haute-Marne est arrivée en 1838 dans ce village. A l'origine, les saintiers étaient itinérants car il était impossible de déplacer les cloches sur de grandes distances du fait de leur poids ; avec l'arrivée du chemin de fer, tout a changé et donc ils se sont fixés dans cet endroit.

   Après les différentes étapes de la fabrication d'une cloche, nous avons vu les différentes créations de cette famille qui s'est ouverte à beaucoup d'innovations techniques entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe, entre éolienne, mitrailleuse, bélier hydraulique et automobiles (au Mans). Après le petit film sur la réalisation d'une cloche et le carillonnement d'une autre, nous avons pu discuter encore un peu avec notre guide et faire quelques achats.

   Il était temps de se rendre au restaurant où un agréable repas nous fut servi chaud (ce qui est très appréciable) par une sympathique équipe.

   L'après-midi fut consacrée à la visite, à Chécy, de l'église et du musée de la tonnellerie, ce village ayant jusqu'à récemment des vignerons ; aujourd'hui, une association de bénévoles exploite 14ha et fait vinifier sa récolte.

   L'église, dont la partie la plus ancienne date du XIe siècle, a vu le passage de Saint-Louis et peut-être aussi de Jeanne d'Arc ; elle possède de très jolis vitraux et notre guide (bénévole) a su la mettre en valeur.

   Le musée de la tonnellerie nous a présenté (debout dans l'entrée !) un film sur la fabrication des tonneaux puis dans une pièce attenante diverses pièces de tonnellerie et d'outils. Pour mon demi groupe il n'y a pas eu beaucoup plus d'explications et l'on peut regretter de n'avoir pas visité la ferme vigneronne partie intégrante de ce musée.

   Une dégustation-vente des vins produits par l'association a terminé cette présentation.

   Le retour à Chennevières s'est fait sans encombre et il faisait presque beau à notre arrivée.

 

Gilles Briaux.

 

Prix : 60 €

 

   Dérivé. de l'ancien français sain « cloche »et du latin signum « signal » ; dès le XIIIe siècle apparaît la graphie saint, sans doute sous l'influence de saint.

 

   Le fondeur de cloches, appelé aussi maître saintier, a pour métier la fabrication de cloches, en particulier les cloches imposantes placées dans le clocher des églises. Au-delà de sa technique métallurgique, la valeur professionnelle du fondeur de cloches est de nature musicale puisqu'il s'agit de savoir façonner le métal - le bronze - de manière à ce que le son, ses harmoniques, correspondent à l'attente du client ou de l'auditoire potentiel. Il peut par exemple prendre en compte des facteurs régionaux : le nord de la France demande des sons chauds, l'est de la France demandant des sons plus moelleux, alors que la Bretagne préfère les sons chantants, etc.

   Il existe encore cinq fonderies de cloches en France :

▪ La fonderie Paccard à Sévrier, près d'Annecy.

▪ La fonderie Dominique Bollée à Saint-Jean-de-Braye, près d’Orléans.

▪ La fonderie Cornille-Havard à Villedieu-les-Poêles.

▪ La fonderie André Voegele à Strasbourg.

▪ La fonderie Obertino à Labergement-Sainte-Marie.

 

http://www.jeannedomremy.fr/S_ChinonRouen/blason.htm

Photos :

 

Gilles Briaux

 

 

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